CONDUCTEUR / CONDUCTRICE DE MATÉRIEL MOBILE DE SOUTIEN

GUIGUE : Dans une zone de combat en plein désert, dans la neige ou sur la route, peu importe le temps qu’il fait, nous, on embraye. On nous appelle les Opérateurs de matériel mobile de soutien. On est les soldats-chauffeurs du matériel roulant des Forces canadiennes.

Je suis le Caporal Daniel Guigue, originaire de Gatineau. Je suis un opérateur de matériel mobile de soutien, au premier bataillon de service à Edmonton.

Et je suis le Caporal Vincent Morency de Québec, opérateur de matériel mobile de soutien, attaché à l’élément de soutien national.

TITRE :
OPÉRATEUR / OPÉRATRICE DE MATÉRIEL MOBILE DE SOUTIEN

MORENCY : Si ça roule et que c’est gros, y’a des bonnes chances qu’on ait à le conduire, que ce soit des niveleuses, ambulances de campagne, camions à benne, autobus pour le transport des troupes, mais aussi les camions-citernes qui ravitaillent les F-18 et, avec nos déneigeuses, on nettoie les pistes pour permettre les opérations de combat et la livraison des marchandises. On transporte de la nourriture, du matériel de construction, des munitions. On livre aussi le courrier à nos troupes en déploiement. On aime vraiment faire de la route.

Quand j’étais jeune, mon père me laissait asseoir sur le siège conducteur. J’étais tout le temps là en arrière du volant, à essayer de chauffer.

GUIGUE : Y’a toujours beaucoup à apprendre, c’est un gros défi, pis ça avance. Tu commences avec ton 15-passagers, tu montes au 5-tonnes, tu montes avec le véhicule que j’ai en arrière là. Ça fait trois ans que je suis dans les Forces, p’is là je suis rendu avec le nouveau véhicule qu’on part en Afghanistan avec.

J’ai vraiment hâte d’y aller. C’est un tour qui disent à peu près six mois, sept mois. Ils nous ont très bien préparés. On sait à quoi s’attendre, grosse chaleur, on est prêts à n’importe quelle éventualité. Fait que, ça va être une bonne expérience.

MORENCY : Il existe pas grand travail dans le civil où on peut conduire autant de véhicules différents. Et on fait pas seulement conduire. On apprend aussi ce qui se passe sous le capot. C’est facile d’imaginer que des compétences comme ça pourraient être très bien appréciées dans le civil.

GUIGUE : En tant qu’Opérateur de matériel mobile de soutien, t’es responsable d’une grosse pièce d’équipement. T’as tes marchandises ou encore, t’as tes passagers, mais en fin de compte, c’est toi seul qui as la responsabilité de mener tout ça à bon port et en toute sécurité. C’est une grosse responsabilité à assumer, mais quand tu fais bien ton boulot, c’est aussi très satisfaisant.

MORENCY : Dans notre métier, il faut aussi avoir des compétences spécifiques aux opérations militaires. Là, on parle de pouvoir s’orienter en zone de combat, de camouflage, de déplacements tactiques et aussi de réapprovisionnement de nos troupes sur les positions avancées. C’est là que ta formation de soldat entre vraiment en jeu. Quand on roule en zone de combat, on doit protéger son convoi en plus de protéger son véhicule des caprices de l’ennemi.

Nous, ce qu’on apporte, c’est tout ce qui est munitions, vivres.

GUIGUE : On est capables de faire le même métier que n’importe qui. On est capables de tirer, on est capables même de faire des premiers soins si quelqu’un est en détresse.

MORENCY : Si c’est le genre de métier que tu recherches – un métier excitant, qui exige de l’habileté et un sens pratique – voici ce que tu auras à faire.

Après la qualification militaire de base, l’Opérateur de matériel mobile de soutien se rend à Borden, en Ontario, pour suivre la formation spécifique à son métier. C’est là qu’on apprend à conduire les véhicules qui sont utilisés dans les Forces partout au Canada et dans les missions à l’étranger.

Et puis, dans notre formation, il y a des démarches qui peuvent te mener vers des tâches pas mal trippantes. Par exemple, le cours de conduite évasive antiterroriste.

Ce que j’aime le plus, c’est que je voyage beaucoup. Vous pouvez être sur votre base pendant un an, mais vous pouvez être déployé à différents endroits. Vous pouvez être à travers le Canada, aux États-Unis. Des fois, on a des opportunités d’être déployé en Europe, dans les ambassades ou autres endroits.

GUIGUE : Y’a toujours quelque chose de nouveau à apprendre. Il me reste encore pas mal de qualifications, p’is je suis sûr-certain, j’vas toujours en apprendre.

MORENCY : Pour moi, c’est comme une passion, c’est ma vie, pis j’aime beaucoup voyager, alors j’arrêterais pas.

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OPÉRATEUR / OPÉRATRICE DE MATÉRIEL MOBILE DE SOUTIEN